Partant du constat originel des chemins croisés qu’étaient la sexualité et la reproduction, se décroisant aujourd’hui, la continuité de l’espèce n’est plus dépendante de la sexualité entre homme et femme, mais tournée vers l’évolution de la science. Les nouvelles technologies engendrent une révolution culturelle qui bouleverse notre rapport au monde et  à son histoire, et qui nous propulse vers un nouvel espace encore vierge où tout est à reconstruire. Les  méthodes et les enjeux de la continuité de l’espèce se diversifient , les repères acquis jusqu’à ce jour par l’ humanité, volent en éclats.
Avec l’apparition des méthodes de contrôle génétique et de miniaturisation des technologies informatiques et mécaniques, l’homme tend aujourd’hui à maîtriser sa propre évolution. Il prévoit d’ores et déjà son amélioration et l’adapte à ses futurs desseins en s’extrayant de la nature.
Suite aux théories de l’adaptation de « Darwin », L’homme, influe sur sa propre adaptation au futur espace de son expansion.
Le corps devient mutant, allie de nouvelles spécificités, et fait voler en éclats notre définition de l’identité humaine en touchant les profonds de son essence. Il interagit sur le vivant, dans son intérieur même.
Les biotechnologies nous interrogent sur les rapports entre nature et technologie, entre esprit et  machine, et  nous conduisent vers le déplacement de  leurs limites. Le monde actuel tel que nous l’envisageons suite à notre histoire tend vers une recombinaison de ces concepts et définit un nouveau statut du vivant.
Les comics américains  des années 50 franchissent aujourd’hui la frontière de l’espace de l’imaginaire, et tendent à se rapprocher des possibles, des désirs, et surtout des enjeux de cette nouvelle humanité. La stoechiométrie réalité / fiction se pose à nous.
La boîte de Pandore s’entre ouvre à nouveau, Les possibles dérives  de la future marchandisation des hommes sont énoncés. L’ombre de l’eugénisme plane, l’absence de séparation nette entre aspect génétique et aspect social, comme l'ensemble des méthodes visant à améliorer les races refont surface.
Nombre de laboratoires travaillent sur les techniques de clonage et sur les manipulations génétiques sur l’animal ou le végétal. L’homme est sans aucun doute le sujet d’étude final.
Leurs noms résonnent déjà comme des marques, du moins se présentent-ils ainsi, ils définissent les premiers le concept du copyright du vivant, dessinent les nouvelles variables d’une post-humanité, génèrent les modèles de la propriété intellectuelle appliqués à l’humain.
Orga/muta se veut exploratrice entre réalité et fiction, des différents possibles d’évolution que nous proposent dans un futur proche les technos sciences. Celles-ci ayant pour but l’amélioration chimérique de l’homme, mais pour quel dessein ?…
 
Lionel Bayol-Thémines
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